Comment parler anglais couramment sans préparation

Il y a quelques années, je me suis retrouvée sur une scène devant une salle pleine de monde, en attendant de découvrir mon sujet.

C'est le principe d'un concours Table Topics chez Toastmasters : vous montez sur scène, l'animateur du concours vous donne un sujet que vous découvrez à l'instant même, et vous avez 15 secondes, debout, devant tout le monde, pour réfléchir. Ensuite, vous avez jusqu'à deux minutes trente pour livrer un discours structuré, original et, si possible, divertissant.

J'ai remporté trois tours de ce concours et j'ai terminé troisième en finale internationale.

Quand je raconte cette histoire, on suppose toujours la même chose : qu'improviser un discours, ça se fait juste sur le moment. Que je suis naturellement rapide, sans peur, ou que l'improvisation est un talent inné.

Ce n'était pas le cas, et ça n'en est pas un.

Je n'ai pas seulement improvisé. Je me suis préparée à improviser.

Cette contradiction, se préparer à quelque chose d'imprévisible, c'est en réalité tout le secret pour parler couramment sous pression. Que ce soit lors d'un concours Toastmasters, d'un entretien d'embauche, d'une réunion au travail, ou à table quand quelqu'un vous demande soudain votre avis en anglais, il existe des choses à faire pour vous aider à répondre avec fluidité.

Voici mes 3 conseils principaux.

1. On peut se préparer à parler sans préparation

Parler spontanément, ça se prépare.

Avant mes concours d'improvisation, je ne connaissais jamais la question exacte, mais j'avais énormément répété : comment démarrer en fanfare, comment structurer mon discours, comment le conclure. Quand mes quinze secondes commençaient, je n'inventais pas une structure à partir de rien : je prenais un sujet inconnu et je le faisais entrer dans ce que j'avais déjà répété tant de fois.

Si vous allez à un déjeuner, un dîner ou un événement de networking et que l'idée d'avoir des conversations générales en anglais vous stresse, vous pouvez essayer ce que suggère Matt Abrahams (auteur de Think Faster, Talk Smarter) : avant l'événement, notez trois sujets dont vous pourriez parler si besoin. Et j'ajouterais à sa suggestion : notez aussi le vocabulaire clé pour chacun de ces sujets. Puis mettez le papier dans votre poche.

Vous ne regarderez sans doute jamais ce papier, mais ce n'est pas vraiment le but. Le simple fait de savoir qu'il est là vous fera sentir plus préparé(e) et plus confiant(e). Et bien sûr, confiance = fluidité.

Ce type de préparation, par exemple des phrases d'accroche, des transitions et du vocabulaire clé, c'est exactement ce que nous construisons avec nos clients dans notre formation Speak Up and Connect with Ease.

2. Utilisez une structure (framework)

Quand vous n'avez pas le temps de préparer ce que vous allez dire, une structure vous donne la forme dans laquelle le dire. Il ne vous reste plus qu'à remplir le contenu.

En voici deux que nos participants pratiquent dans nos formations :

  • STAR (Situation, Task, Action, Result) est parfait quand on vous demande de décrire une expérience : « Racontez-moi une fois où... » (idéal en entretien d'embauche), ou un point d'avancement de projet. Vous plantez le décor, vous dites ce qu'il fallait faire, ce que vous avez fait, puis ce qui s'est passé.
  • SEXI (State, Explain, Illustrate — énoncer, expliquer, illustrer) fonctionne bien quand on vous demande votre opinion ou votre avis. Vous énoncez votre position, vous expliquez votre raisonnement, puis vous illustrez avec un exemple ou un fait. C'est très utile en réunion.

Nous travaillons ces deux structures, et quelques autres, dans Speak Up and Connect with Ease et en coaching linguistique individuel, jusqu'à ce que le choix devienne instinctif plutôt qu'une décision à prendre sur le moment.

3. Entraînez votre cerveau à retrouver le vocabulaire plus vite

Rien de tout cela ne fonctionne si vous ne trouvez pas les mots eux-mêmes sur le moment. La bonne nouvelle, c'est que ça s'entraîne.

Se tester, et pas seulement relire ou réviser du vocabulaire, est de loin le moyen le plus efficace pour pouvoir retrouver des mots rapidement sous pression. Reconnaître un mot sur une page et le retrouver dans sa mémoire au milieu d'une phrase à l'oral, ce sont deux choses totalement différentes, et je ne vous apprends rien en vous disant que l'une est bien plus difficile que l'autre.

Pas besoin de longues séances. Même une minute par jour à vous tester, à nommer des objets rapidement, à décrire un sujet à l'improviste, ou à faire défiler des flashcards, fait une différence mesurable avec le temps. Plus votre cerveau doit aller chercher une information, plus ce chemin devient rapide et solide.

C'est l'une des premières habitudes que nous mettons en place en coaching linguistique, parce que c'est rapide et que ça donne des résultats.

Quinze secondes, c'est largement suffisant, si le travail a été fait en amont

Si j'ai terminé troisième au concours international d'improvisation, ce n'est pas parce que j'ai un don naturel. C'est parce que j'avais répété suffisamment d'ouvertures, pratiqué suffisamment de structures, et entraîné mon cerveau à imaginer des réponses intéressantes.

Pas besoin de participer à un concours Toastmasters pour profiter de la même méthode. La prochaine fois que vous vous inquiétez à l'idée de parler couramment en réunion, à un déjeuner ou simplement à la machine à café, essayez l'une de ces techniques : trois sujets dans votre poche, une structure dans votre tête, une minute d'entraînement au vocabulaire chaque jour pendant une semaine. Je vous promets que vous verrez la différence.

Si vous souhaitez travailler votre fluidité sous pression, c'est exactement ce que nous pratiquons ensemble dans Speak Up and Connect with Ease et en coaching individuel : contactez-moi et discutons-en.

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